NEL-i recherche des partenaires pour un programme de restauration forestière à l’échelle du paysage en Amazonie bolivienne.

femme bolivienne agriculture

La Bolivie brûle. Un état d’urgence national a été déclaré après que 4 millions d’hectares de forêts et de terres cultivées aient brûlés de juin à août cette année, dépassant le record de 3,4 millions d’hectares enregistré en 2021. Ces incendies se propagent en raison du chaqueo, l’utilisation intentionnelle du feu pour défricher à des fins de culture, souvent par de petits exploitants à faibles ressources. Les conditions de sécheresse entraînent la propagation de ces incendies, ce qui permet à l’industrie agroalimentaire de s’installer et d’utiliser les terres brûlées. Le gouvernement bolivien a décrété un moratoire de cinq ans sur la conversion des terres publiques brûlées en terres cultivables ; un geste appréciable, mais insuffisant pour contrer la dynamique structurelle en jeu. Une balance commerciale négative a rongé les réserves gouvernementales, entraînant une crise de liquidités. La réaction officielle consiste à développer agressivement les exportations agricoles, en convertissant les forêts en terres agricoles par le biais du chaqueo. Face à des changements aussi importants, il serait facile de se décourager, mais une puissante force de changement a émergé.

Au printemps dernier, NEL-i a complété un travail de préfaisabilité en vue de développer un programme de restauration forestière à l’échelle du paysage en Bolivie. Le principal obstacle à l’époque était un article de la loi-cadre « Terre nourricière » de la Bolivie (2012), interdisant l’utilisation du financement carbone. En juin, le Tribunal constitutionnel de Bolivie a annulé cet article puisqu’il constituait « un grave affront au noyau essentiel du droit de l’environnement, ainsi qu’aux droits à la liberté d’entreprise et au commerce ». Une vague de développeurs de projets a depuis manifesté son intérêt, et les autorités boliviennes s’efforcent à présent de mettre en place un cadre juridique qui permettra de canaliser ce développement dans l’intérêt du peuple bolivien et de la planète. La Bolivie pourrait bientôt se trouver en position de choisir parmi une série de projets potentiels conçus pour freiner la dévastation en protégeant les forêts intactes, en restaurant la fertilité des terres ravagées par le feu et autrement dégradées, et en fournissant de meilleurs moyens de subsistance à ceux qui protègent les forêts qu’à ceux qui les menacent.

Le département de Beni, au cœur de l’Amazonie bolivienne, abrite plus de 5 millions d’hectares de forêt tropicale qui subissent une forte pression de déforestation due au lien entre les incendies incontrôlés et l’expansion agricole. Les pratiques agricoles non durables laissent derrière elles des sols appauvris. Les modèles de production durables offrent des résultats attrayants : économiquement, écologiquement et socialement, mais leur mise en œuvre est difficile, car la restauration de la fertilité des sols nécessite des investissements considérables et une période de plusieurs années avant que les revenus ne dépassent ceux du modèle extractif. Le recours à la finance carbone pour permettre cette transition est un parfait exemple d’Additionnalité : l’investissement nécessaire ne pourrait être financé sans le flux de revenus des crédits carbone. L’objectif ultime est le développement de systèmes de production viables et autosuffisants. La finance climatique est l’outil qui permet d’atteindre cet objectif.

Depuis l’achèvement de la préfaisabilité, nos experts internationaux sur le terrain ont continué à faire progresser le travail de faisabilité et la préconception du programme. Nous avons établi les relations avec les principales parties prenantes et les différents niveaux du gouvernement, ce qui nous permettra d’avoir le premier choix des terres disponibles. Nous travaillons à identifier les endroits où nous pouvons avoir le plus grand impact.

Nous envisageons un programme de carbone forestier combinant la conservation, le (Re)Boisement et la gestion forestière améliorée sur des dizaines de milliers d’hectares. La composition des espèces est résistante aux incendies et fournit de multiples sources de revenus pour les communautés et les propriétaires terriens. Cette approche permet de surmonter les limites inhérentes à la stratégie conventionnelle en silo consistant à appliquer une seule activité de projet par endroits dans une région. En s’attaquant à TOUS les facteurs de la déforestation dans un paysage contigu, la permanence peut être maximisée et les fuites éliminées.

On dit « Seul, on va plus vite; ensemble, on va plus loin. ». Nous prendrons le temps de développer ce programme soigneusement, respectueusement et efficacement. Dans ce but, nous sommes à la recherche des collaborateurs. Veuillez nous contacter si vous souhaitez contribuer à la réalisation de ce projet.

photo Luc Lendrum

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Luc Lendrum, Chef de l’innovation climatique
luc.lendrum@nel-i.com

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